J'ai longtemps été dubitatif sur le cas Miller. Il y a trop de clichés qui entourent son oeuvre pour que celle-ci ne paraisse pas suspecte. J'ai en outre le souvenir précis d'une jeune fille assez stupide qui lisait "Tropique du Cancer". Cela a justifié pour moi de laisser Miller là où il était.Au hasard d'une promenade parisienne, je suis tombé sur un petit volume intitulé New York, aller-retour. J'aime bien ce titre. Ca me parlait. J'ai donc acheté ce livre et ai commencé à le lire dans le métro. C'est en fait une longue lettre adressée depuis les Etats-Unis et le transatlantique du retour à un ami de Miller.
Il y a de bons passages : lorsque il explique par exemple la présence des médicaments dans la société américaine. Mes amis américains sont tous sous prozac. Je me souviens d'armoires de pharmacie dans lesquelles il n'y avait que ça. Tous ont un psy. Cela en devient parfois risible. Un autre point marqué par Miller est la description de la mécanisation à outrance de la vie en Amérique du Nord. Là, je crois qu'il est bon. La mécanisation de la société américaine arrive même à avoir des conséquences sur la géopolitique du monde..... le Golfe, l'Afrique Australe..... Miller ne parle plus de ça et nous quittons là la littérature pour entrer dans la politique. Mais j'aime bien ce thème.
Là où Miller perd beaucoup de points, c'est lorsque il fait son expatrié américain qui critique à outrance son pays. On échappe pas à l'endroit d'où l'on vient, et je crois qu'il en fait parfois un peu trop dans ces pages.



1 commentaires:
Tiens, il m'a échappé ce titre-là, dans ma période Miller... il y a longtemps, je devais être stupide...
Nice blog.
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